Communiqué UCL

Soutien aux militant·es agressé·es lors du meeting du fasciste Zemmour

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Dimanche 5 décembre, plusieurs militant·es de SOS Racisme se sont présenté·es dans la salle où se tenait le premier meeting de la campagne du désormais candidat fasciste Éric Zemmour. Ils et elles ont dénoncé son discours raciste et sorti des affiches en criant le slogan « non au racisme », avant d’être violemment agressé·es par une partie du public.

L’extrême droite blesse et tue ses ennemis politiques

À l’extérieur, des militant·es antifascistes ont également subit les menaces et la violence des milices d’extrême droite et de la police en tentant d’organiser un contre-rassemblement sur le lieu du meeting. Après l’agression des militant·es antiracistes, l’équipe de sécurité du candidat a été filmée en train de remercier leurs agresseurs, tandis que des propagandistes favorables au candidat prenaient la route des plateaux de télévision pour expliquer que les militant·es pacifiques avaient « eu ce qu’ils cherchaient », pour citer l’un d’entre eux.

Cette violence à l’égard des personnes venues exprimer un désaccord n’est pas une exception, c’est la règle et la stratégie du courant de l’extrême droite représenté par Zemmour. Ses discours de haine ont pour seul objectif de galvaniser ses supporters et les inciter à user de la violence pour faire taire celleux qui voudraient les empêcher de nuire. La droite institutionnelle et l’extrême droite se sont ruées pour dénoncer la provocation des militant·es antiracistes tout en condamnant mollement la violence qu’iels ont subit pour ne pas se couper de leurs précieux soutiens racistes. Nous ne pouvons par ailleurs que constater que la police accompagne ce processus en protégeant systématiquement les fascistes face aux forces sociales qui voudraient leur résister.

Nous, Union communiste libertaire, soutenons un antifascisme social et de terrain, c’est pourquoi nous exprimons toute notre solidarité à l’ensemble des personnes attaquées par l’extrême droite.

Il est nécessaire de rassembler les forces antifascistes

Nous tenons à rappeler que, face au fascisme, ce ne sera ni « l’État de droit », ni un idéaliste « front républicain » qui permettront de l’emporter, mais bel et bien une présence dans les syndicats, les collectifs antifascistes autonomes, les organisations, le mouvement social, dans les quartiers, dans les collectifs de travail et de production, et dans la rue. Cela est d’autant plus vrai que bon nombre des partis dits « républicains » ont explicitement fait sécession vers le fascisme. Un candidat arrivé au second tour de la primaire de LR demande maintenant la dissolution de SOS Racisme quand d’autres justifient les violences en expliquant qu’il ne fallait pas commencer et/ou que « non au racisme » sur des t-shirts est une provocation. Voilà où nous en sommes depuis que le Rassemblement national / Front national est quasi intégralement blanchi par les partis « de gouvernement ». Il faudra rapidement réaliser l’analyse des orientations stratégiques choisies, mais en attendant, nous insistons sur la nécessité d’intensifier l’effort de coordination et de mobilisation dans le camp de l’antifascisme.

Face au péril fasciste, unité et riposte populaire !

Union communiste libertaire, le 7 décembre 2021.

 
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