Manifeste de l’UCL

Un anticapitalisme vital

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Nous sommes résolument anticapitalistes. Nous ne nous opposons pas seulement aux abus du système qui domine aujourd’hui le monde entier. Nous sommes radicalement opposé·es à ses fondements : l’exploitation du travail humain au profit de minorités dirigeantes et privilégiées ; l’exploitation des ressources naturelles menant à leur destruction ; le développement mondial inégal et l’impérialisme ; l’aliénation de l’individu ; la domination étatique et patronale sur la société.

cc Gaüzère

Anticapitalistes, nous refusons la course aux profits, la logique d’entreprise, le modèle de développement productiviste, la hiérarchie et les inégalités sociales, qui sont les credo d’une société dominée par le mode de production capitaliste.

Nous sommes anticapitalistes pour des raisons sociales, par notre engagement dans la lutte des classes. Nous le sommes pour des raisons éthiques, par notre attachement à des valeurs égalitaires, libertaires, de justice sociale et de respect des spécificités de chaque individu. Nous le sommes également pour des raisons vitales, puisque le capitalisme repose sur une surexploitation toujours plus poussée des ressources environnementales qui menace la survie de l’humanité.

Il n’y a pas de capitalisme « à visage humain »

Nous sommes opposé·es au capitalisme quelle que soit la forme historique sous laquelle il se présente : capitalisme libéral ou capitalisme d’État. Nous sommes opposé·es au capitalisme libéral, fondé sur une régulation « autonome » du marché, et qui se prétend « démocratique ». Il repose sur un mode de production par essence antidémocratique et est tout entier tourné vers la réalisation des profits des classes dirigeantes.

Nous sommes opposé·es au capitalisme d’État, même quand il se prétend « socialiste », voire « communiste ». Il repose sur un mode d’exploitation et de domination tyrannique des travailleuses et travailleurs, et sur la détermination autoritaire du marché, au profit d’une classe privilégiée et toute-puissante. Ces deux visages du capitalisme créent une structure bureaucratique et technocratique. Nous ne soutenons en conséquence ni une étatisation partielle ou totale du capitalisme libéral, ni une privatisation partielle ou totale du capitalisme d’État. Qu’il s’agisse du secteur public ou privé, la règle selon laquelle fonctionne le capitalisme a toujours été celle de la collectivisation des pertes et de la privatisation des bénéfices.

« Protectionnisme » et « libre-échange », capitalisme national et capitalisme mondialisé sont les deux faces d’une même monnaie. Au gré de leurs intérêts, les classes possédantes plaident pour l’un ou pour l’autre. Il ne faut pas y chercher de cohérence idéologique. Leur seul dogme, c’est celui de la propriété privée des moyens de production et de distribution. Tout le reste est adaptable aux circonstances.

Notre anticapitalisme s’inscrit dans les luttes quotidiennes et la lutte des classes pour aboutir à un socialisme autogestionnaire et libertaire.

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