Bilan Macron

Bilan Macron #7 : Syndicalisme




Bosse et tais-toi ! Au début de son quinquennat, dès septembre 2017, Macron a renforcé le pouvoir patronal à coup d’ordonnances. Un cap qui a ensuite été gardé tout au long de son quinquennat : casse de la fonction publique, répression des mouvements sociaux, réforme de l’assurance chômage, … Après 5 ans d’attaques incessantes contre le camp des travailleur·es, à quels nouveaux combats doit-on se préparer ?

La violence de classe du 1er quinquennat Macron

Dès septembre 2017, Macron a renforcé le pouvoir patronal avec des ordonnances : en permettant de licencier à moindre coût en instaurant un barème de dommages-intérêts ; en diminuant les moyens attribués aux élu·es du personnel pour affaiblir le contre-pouvoir syndical sur les lieux de travail ; en permettant à l’accord d’entreprise d’être moins disant que la convention collective pour casser les droits qui rassemblent les salarié·es d’une même branche.

Ce fil rouge qui brise les solidarités sous toutes ses formes dans le secteur privé, s’est retrouvé dans les mesures concernant le secteur public notamment en remettant en cause le statut des cheminot·es et de la fonction publique. On ne peut dénier à ce quinquennat une profonde cohérence.

À ce renforcement de l’autoritarisme des employeurs, patronat et État, a suivi celui du gouvernement contre les luttes sociales, en particulier celle des gilets jaunes : matraquer, violenter, éborgner, punir, surveiller, interdire.

Le pouvoir a connu sa première défaite sur la retraite à points. Cette lutte a instauré, pendant des mois, un rapport de force, par les grèves, où le syndicalisme a démontré sa place centrale dans la lutte des classes, après la séquence des gilets jaunes.

La gestion de la pandémie a vu des milliards versés aux entreprises mais aussi l’injonction au travail, même dans des moments les plus forts de la pandémie, et quoi qu’il en coûte pour les salarié·es. Et notre camp social a compté ses mort·es par le travail, qui auraient dû et pu être évité·es.

La réforme de l’assurance chômage ce sont des milliards d’économies au détriment de celles et ceux qui subissent la loi du capitalisme : les forcer à accepter les conditions d’emploi et de travail pour garantir le profit maximal.

Sur les salaires, ce pouvoir a maintenu le cap : bosse et tais-toi ! Mais le quinquennat s’est terminé par une vague de grèves sur ce terrain, attisée par la reprise de l’inflation, et qui touche désormais de nombreux secteurs.

Le Pen est éliminée mais les réactionnaires restent au pouvoir

Et maintenant, à quoi faut-il se préparer ? Une certitude, devoir payer la facture qui a maintenu à flots le patronat. À n’en pas douter, la Sécurité sociale est en ligne de mire. Son étatisation totale, comme celle de l’assurance-chômage en sera un des moyens. Ainsi qu’une multiplication de mesures pour « travailler plus » : travail gratuit pour les personnes au RSA, repousser l’âge de départ en retraite, augmenter le temps de travail Tout comme les incitations à limiter un peu la perte du pouvoir d’achat par de nouvelles exonérations de cotisations sociales. On doit donc s’attendre logiquement à de nouvelles attaques contre le droit de grève.

Les grèves de ces derniers mois sur les salaires, pour des embauches, contre les licenciements, etc. sont le signe que la résignation visée par le quinquennat a été un échec. Le syndicalisme de lutte dispose donc d’éléments pour coordonner et donner des perspectives de victoire et de changement de société. En même temps qu’il doit avancer concrètement pour son unification.

L’union communiste libertaire, commission travail, le 1er mai 2022.


Voir aussi notre communiqué du 24 avril 2022 : Réélection de Macron : reprendre le contrôle de nos vies, nos bilans du quinquennat sur l’antifascisme, l’antipatriarcat, l’antiracisme, l’écologie, l’international, et la jeunesse, et dès demain notre bilan sur les libertés numériques.

 
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