Culture

Lire : Déjean, « Nature et anarchie »

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L’anarchisme, dès son origine, est «  un assaut contre le développement capitaliste  » et ses désastres. Sans être pour autant «  écologiste  », prônant parfois l’industrialisation, il contribue à éviter les pièges du réformisme.

De Bakounine à Bookchin, en passant par Reclus, Kropotkine, les naturiens et William Morris, Jack Déjean revient sur les liens de ce courant de pensée avec la nature.

Jack Déjean complète cet utile panorama historique de la critique de la technique et des liens entre écologie et anarchie, par des propositions personnelles et sérieuses, aussi bien théoriques que pratiques, écolo-anarchistes (ou anarcho-écologistes) aujourd’hui. Ne comptant pas sur l’État pour protéger les êtres et la planète, le tenant pour responsable et jugeant nécessaire de le combattre, il propose d’«  agir sur les racines du problème autant social que sanitaire ou environnemental  », de «  couper l’énergie à ce monde  », de «  s’en prendre aux infrastructures et aux machines qui font fonctionner d’autres machines, détruisant au passage la belle énergie de la vie chez les êtres vivants qu’elles exploitent et aménagent  ».

Prévenant les critiques, il rappelle que «  plus grand monde ne regrette aujourd’hui l’Ancien régime ou ne met en cause la petite minorité agissante qui a attaqué la Bastille en 1789, lançant des hostilités qui auront de grandes répercussions. Ce n’est pas le “peuple” qui s’est emparé de cette taule, mais un groupe de personnes déterminées à agir. Une bande de casseurs, en somme. »

Ernest London (UCL Le Puy-en-Velay)

  • Jack Déjean, Nature et anarchie, Éditions du Local Apache, 2019, 180 pages, 4 euros.

Compte-rendu de lecture plus complet sur le blog de la Bibliothéque Farenheit 451

 
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